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MessageSujet: Arrestation [Pv tanaranth] Sam 26 Mar - 17:11

7h00. Dans l'aile Est de la pension Shiinu, une sonnerie retenti à travers les couloirs. La cloche servant autrefois pour les cours des élèves, rythme désormais la journée des soldats, comme dans une caserne militaire. C'est l'heure du réveil pour les agents des forces de l'ordre, et du coucher pour ceux qui assurent le service de nuit. Dans les chambres aménagées pour loger les nombreux membres de la police, on se lève, on s'active, il n'y a pas une minute à perdre. On leur autorise une petite toilette dans les salles de bains, avant de recevoir leur repas, et de partir en mission.
L'agent Meï-K ouvre les yeux. Elle a passé une bonne nuit, une nuit noire, une nuit sans rêve. Depuis qu'elle a été robotisée, Meï ne rêve plus. Mais peu importe, car elle peut enfin dormir, elle peut dormir tous les jours, sans se préoccuper de ses affreuses transformations. Elle s'extirpe des draps, elle se lève rapidement. Meï habite une chambre unique, confortable, avec un petit coin salle de bain aménagé. C'est une des rares agents à profiter de ce confort, surtout qu'elle n'est qu'une "rouge" et en plus, une ancienne créature magique. Mais les forces de l'ordre sont conscient de la puissance de cet élément, et lui doivent de nombreux services dans l'arrestation des rebels. Dans le couloir, elle entend des bruits de pas marcher en cadence vers les douches communes. Meï se dit qu'elle a de la chance, et que les forces de l'ordre sont vraiment gentils avec elle. Sa réflexion s'arrête là. Elle ne pense pas beaucoup, elle n'est pas programmée pour se poser des questions.
Elle fait couler de l'eau fraîche sur son visage, neutre et sans expression, sur son corps pâle et lisse, sur ses longues jambes fines, mouillant au passage plusieurs mèches de ses longs cheveux roux, qu'elle n'a pas pris la peine d'attacher. Meï est vraiment très belle, mais elle ne se le dit pas, elle ne se regarde d'ailleurs plus dans les miroirs. Elle se sèche, elle s'habille. Elle enfile un long pantalon de soie noire, large, qui fait un peu pantalon d'homme, avec une chemise ample, blanche, qu'elle rentre dans son pantalon. Chez les forces de l'ordre, il n'y a pas d'uniforme particulier, tout le monde porte du noir et blanc, à part pour les rubans de couleur. Meï accroche son ruban rouge autour de son cou. Elle coiffe légèrement ses cheveux, sans y accorder une grande importance. Puis elle se tourne vers sa table de nuit, et en sort le dernier modèle de pistolet, le "Gun 0014". Son préféré. Elle vérifie le nombre de balles. Elle enfile son arme à sa ceinture, prête à le dégainer, ainsi qu'une paire de menottes en acier. Ce matin, elle part en chasse.

7h17. D'habitude à cette heure ci, un obedient terrorisé apporte son repas à Meï, des vitamines, de la viande, qu'elle avale rapidement. Mais ce matin, la personne qui frappe à sa porte n'est pas un misérable enfant tenant un plateau en tremblotant. Le plateau est bien là, mais la main qui le porte ne tremble pas, c'est une main bien plus assurée et calme. C'est le professeur Urato, un éminent scientifique japonais au service des forces de l'ordre, et responsable de la transformation de Meï. Il s'avance, pose le plateau sur le lit.


- Bonjour agent Meï-k, dit-il sans la regarder.
- Bonjour Professeur Urato, répond Meï en le saluant respectueusement.
- Je suis venu te rappeler que c'est la semaine prochaine que tu dois faire ton injection. C'est une nouvelle recrue, Theodora Smith qui te la fera, tu la retrouveras à 14h00 dans le labo 2.
- Bien professeur. Merci.

L'homme eu soudain l'air soucieux, il se tâtait la barde, fronçait les sourcils. Meï décela cet étrange instant de réflexion, mais ne dit rien, et resta statique, prête à recevoir des ordres. Puis le professeur soupira, et ajouta d'un ton très sérieux :

-Écoute, tu sais que la dernière semaine, le produit est moins actif dans tes veines. J'ai demandé à ton chef de section de ne pas te faire travailler jusqu'à mardi, mais il refuse. Alors sois prudente, et n'utilise pas ta forme hybride. Tu risquerais de re-transformer totalement, et d'échapper à notre contrôle.

Meï hocha la tête et remercia le professeur, promettant d'être prudente. Il quitta la chambre, elle mangea en silence, et déposa le plateau dans le couloir. Son pistolet serré contre elle, elle quitta le bâtiment.

Les journées de Meï débutaient souvent par un tour de la ville. Son rôle était de démanteler les groupes de rebels, de trouver et d'arrêter les informateurs. Mais aussi de mettre fin aux petites bagarres et autres conflits qui pourraient survenir dans la matinée. Elle traversait les rues, seule, le regard froid, neutre. Beaucoup de gens reconnurent qu'elle faisait partie de la police grâce au ruban rouge à son cou. Les gens étaient effrayés à son passage, mais étant habitué à ce que de nombreuses patrouilles traversent la ville jour et nuit, ils ne changeaient même plus de trottoir. C'était le cas, au début du siège. Les gens ne sortaient pas de chez eux, et étaient morts de peur à l'idée de croiser les forces de l'ordre dans la rue. C'était d'ailleurs comme ça qu'on pouvait vite repérer les rebels, c'étaient les seuls qui n'avaient pas froid aux yeux. Mais désormais, il faut être beaucoup plus observateur pour les repérer. Justement ce matin là, elle aperçut deux ou trois personnes, regarder à droite, à gauche, puis s'enfoncer dans une ruelle. Meï fronça les sourcils. Un informateur renseignait sûrement des rebels. A côté de la ruelle, une petite fille jouait à la poupée en observant la rue d'un air étrange. Meï connaissait bien les méthodes des rebels. Ils l'avaient sûrement payés pour faire le guet, ou quelque chose comme ça. Elle devra s'approcher doucement si elle veut les prendre en flagrant délit. Meï retire son ruban, et l'enfile dans sa poche. Elle retire sa chemise de son pantalon, ce qui cache l'arme à sa ceinture. Doucement, d'une allure naturelle, elle s'avance près de la ruelle. La petite fille la regarde. Meï avance toujours, elle pourra dans quelques pas voir ce qui se passe dans la ruelle. Plus que quelques pas. Mais soudain un coup de vent fait voleter sa chemise. Son arme est visible une demi seconde. Il n'en faut pas plus à la gamine pour se retourner vers la ruelle et crier :

-ALEEEE...

Elle n'a pas le temps d'en dire plus. Meï lui a tiré une balle dans la jambe droite. Elle compte seulement l'immobiliser, pas la tuer. La gamine pousse un long cri de douleur, et s'écroule en pleurant. Merde, elle a eu le temps de les prévenir, il faut agir vite si elle veut encore les prendre en flagrant délit. En une seconde, Meï se jette dans la ruelle.




Dernière édition par Meï-K le Mer 30 Mar - 17:28, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Arrestation [Pv tanaranth] Lun 28 Mar - 19:35

On ne rencontre que ceux que l'on a déjà rencontrés.
Roland Topor

    Lasse. C'était le seul mot que Tanaranth pouvait utiliser pour se décrire. En effet, elle état lasse d'attendre : aucun rebelle ne venait lui demander un quelconque renseignement et, pourtant, elle servait bien à informer les autres, à leur donner des noms, des adresses, des numéros de téléphone etc. Elle ne servait quasiment qu'à ça! Elle savait tout ça et n'arrivait cependant pas à faire le lien entre la Fûka Hirakawa du parc et celle dont elle connaissait tout.
    Le spectre était sorti de la pension vers 3 heures du matin, cherchant désespérément un peu d'action mais le monde était plat. L'ambiance nulle. Le bonheur et les rires, inexistants. L'île était comme morte, recouverte d'une tristesse sans précédent. C'est pour chercher un souvenir de son passé qu'elle était allée là-bas. Elle savait qu'elle était là depuis longtemps mais n'avait aucun souvenir des jours heureux qu'elle avait pu avoir à la pension. Absolument aucun souvenir. Tout ce qu'elle avait pu trouver dans les dortoirs qui auraient pu l'aider à retrouver la mémoire n'étaient que de vieux débris de cadres cassés où l'on voyait toutes sortes de photos : des couples d'amoureux, des enfants, de la famille, des amis etc. Mais une photo avait attiré son attention : une longue fille aux cheveux bleus trainant sur le sol se tenait avec une autre fille, deux fois plus petite qu'elle, qui avait les yeux vairons et une queue de chat. De cette photo émanait une impression de déjà-vu, ou plutôt, de déjà-vécu. Peut-être que Tanaranth était la photographe et qu'elles étaient ses amies ?
    Ses réflexions avaient malheureusement étaient abrégées par un policier qui avait lancé des gaz lacrymogènes pour faire sortir tous les rebelles qui siégeaient ou dormaient dans les dortoirs. Bien que les Forces de l'Ordre sâchent qu'ils reviendraient squatter le lendemain, ils tentaient de les expulser de cette manière une fois par moi, profitant parfois pour en attraper quelques-uns.
    Revenons à nos moutons. Tanaranth était sortie en courant de peur de se faire chopper. Après avoir sauté par dessus les barrières du hall de la pension et bousculé les gardes de nuit, elle courait à présent vers la ville. Lorsqu'elle était arrivée en ville, il n'y avait personne, comme tous les dimanches matins, et ce n'est qu'à partir de 5 heures qu'elle vit s'avancer les premiers Rebels. Chacun la dévisageait et le fantôme savait que c'était leur manière à eux de lui dire bonjour. Ce n'est qu'à 6 heures que deux Spies vinrent lui demander un nom. Comme elles venaient souvent demander un renseignement à la jeune fille, elles avaient pris l'habitude de lui parler anglais, comme la plupart de ses "clients".


    - « Good morning Tana! Well, we'd like to know the real name of Theodora Smith. Do you know it ? »

    - « Sure... Theodora is the leader of the Doctors... Her real name is... Fûka Hirakawa... I don't know exactly what's her power but she seams powerful! »

    - « Thank you, goodbye! »

    Et voilà comment se déroulait toutes les demandes de renseignement que recevait Tanaranth : Question - Réponse - Remerciement. Cependant, elle ne comprenait pas toujours ce que lui voulait les Rebels qui lui posaient des questions tordues et elle finissait parfois par s'énerver.
    Encore une heure à devoir attendre la relève de jour pour la surveillance des rues. Tanaranth ne savait pas quelle heure il était exactement lorsque trois Rebels vinrent la voir. La plus petite d'entre eux faisaient le guet pendant que les deux autres suivèrent Tanaranth dans la ruelle. Le plus âgé commença à lui poser des questions sur Theodora Smith ; qu'est-ce qu'ils avaient tous aujourd'hui avec elle ?! Tanaranth ne savait pas ce qui la rendait si spéciale après tout et pourtant, tout le monde s'exaltait sur elle en assaillant le spectre de questions.
    Tout à coup, le signal d'alerte fut lancé par la gamine à l'entrée de la ruelle, suivi d'un coup de feu et d'un cri de douleur. Que s'était-il passé ?! Quand Tanaranth aperçut le ruban rouge, marque des Forces de l'Ordre, elle cria aux deux autres :


    - « SHIT! Take your sister and run away! »

    Pourtant, il semblait pétrifié d'horreur, il voulait se faire chopper ou quoi ? Avait-il jamais vécu ce qu'elle avait vécu, elle ?

    - « Move your ass! »

    Il s'éxécuta. Avait-il enfin compris que c'était dangereux de rester ici sans bouger ?! Passant dans l'ombre, ils dépassèrent rapidement le policier, qui ne semblait pas les avoir vus. Enfin, la policière. Ce terme est plus approprié. En effet, c'était une jeune femme rousse qui s'avançait vers l'ectoplasme. Elle semblait avoir moins d'une vingtaine d'années. Son regard azur était étrangement foird. Elle semblait comme morte tellement ses yeux manquaient de ce que l'on appelle communément la "petite flamme".
    Tanaranth essayait d'accorder un nom à ce visage, en vain. Le policier continuait d'avancer tandis que la jeune fille essayait de s'enfuir par derrière. Ah... mais... serait-ce une impasse ?
    Elle dut donc recourir à ça : cherchant dans les poches de son jogging, elle en sortit un revolver qu'elle pointa en direction de la tête de la rousse. Elle dit d'une voix forte, dans un français mal assuré :


    - « If you fais a step, I'll pull on the gachette! »

    Tanaranth était déçue d'elle-même, elle n'arrivait toujours pas à s'exprimer correctement en français, avec tous ses efforts. Comment se faisait-il qu'elle n'arrive pas à le parler ? Elle avait entendu dire que l'on perdait certaines fonctions si l'on endommageait le cerveau. Avait-on touché à son cerveau lors des expériences que l'on avait effectuées sur elle ? On avait touché à son cerveau! Elle en était sûre, mais n'arrivait pas à s'en rendre compte. Pour elle, le cerveau était quelque chose qu'on ne pouvait pas voir autrepart quand des livres de science. Le fantôme continuait de faire des petits pas en arrière.

    Elle ne peut rien me faire... Elle ne peut rien me faire... Je suis déjà morte après tout,non ?

    Tanaranth était un Craqueur, cela signifiait qu'elle pouvait se rendre invisible, pas quand elle le voulait, à sa propre volonté.... mais elle pouvait. Peut-être qu'elle pourrait apprendre à la maîtriser, dompter cette capacité qui se déclenchait dans des moments incongrus.
    Elle poussa un soupir tout en surveillant la rousse. Elle ne savait pas si elle s'était arrêtée car le soleil l'aveuglait. La ruelle était orientée vers l'Est et ce paresseux était en train de se lever. Et si l'inconnue était toujours en train de se rapprocher d'elle ? Tanaranth continuait de marcher à reculons lorsqu'elle sentit les briques froides dans son dos. Elle était arrivée au fond de l'impasse. Sa main tremblante tenait toujours son revolver... Elle était perdue, elle ne savait que faire. Fallait-il tirer dans le vide, fermer les yeux puis s'enfuir en courant ou attendre d'avoir un meilleur point de vue et analyser calmement la situation ? Non... Il ne fallait pas qu'elle se lance à l'aveuglette! Et si la rousse n'était pas un policier, mais un Rebel venu lui poser des questions ? Oui! Elle devait être une Spie! Mais pourquoi aurait-elle blessé la fille qui faisait le guet ? Par sadisme peut-être ? Ou peut-être qu'elle avait peur que Tanaranth s'enfuie après avoir entendu le signal d'alerte ?! Tout ça était tordu, il fallait se rendre à l'évidence : la rousse faisait partie des Forces de l'Ordre et elle était venue pour arrêter Tanaranth en trouvant une raison saugrenue.


    Je ne veux pas retourner... Là-bas. Ils vont encore me faire souffrir et Yuu ne sera plus là pour me soutenir! Je n'ai rien fait pour mériter ça! Je n'ai rien fait pour être torturée de la sorte! Le monde est si injuste que ça ? Je savais que vivre était éprouvant mais je ne pensais pas que vivre pouvait aussi être injuste. Après tout, qui peut définir l'injustice ? Sûrement pas quelqu'un comme moi! On ne peut rien définir en étant perdue! Même en étant saint d'esprit on ne peut rien définir. Mais est-ce moi qui suis perdue ou le reste du monde ? Ren me comprend elle! Et je la comprends tout aussi bien, contrairement à tous les aiutres qui ne sont que des barbares! Mais... Pourquoi en suis-je venue à parler de ça déjà ?

    Le spectre continuait d'essayer de cerner distinctement la rousse et ses actions, mais le Soleil était beaucoup trop fort. Elle attendait donc ce que lui réservait le destin, sans même avoir le moindre indice sur ce qu'il allait se passer. Elle avait peur, très peur et était en train de vivre les minutes les plus longues de toute sa vie (et de son après-vie par la même occasion).


‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗


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MessageSujet: Re: Arrestation [Pv tanaranth] Mer 30 Mar - 17:27

(Si tu veux qu'on se batte et qu'il y ai de l'action, je te permets d'anticiper un petit peu mes actions, sinon on va y passer des plombes.)

- « SHIT! »

Dommage pour le flagrant délit. Meï pensait tomber sur un trafic d'armes, mais cela semblait être plutôt un informateur et ses clients. Deux hommes, et une femme. Ce "merde" lancé en anglais voulait tout dire, c'était bien des rebels. Les deux hommes fuirent rapidement après que la femme ai prononcé quelques mots en anglais. Quels bandes de lâches, laisser leur partenaire seule, l'abandonner. Quelle lâcheté. Meï ne serait pas dire si elle aimait ou pas les rebels, si elles les trouvaient intelligents. Elle ne se posait pas la question. On ne l'avait pas programmé pour ça. Mais tout de même parfois, comme à ce moment là, elle les trouvaient stupides, sans vraiment se le dire clairement.
Les deux hommes - les deux lâches - passèrent devant elle et quittèrent la ruelle. Meï ne les retint pas. Ils ne l'intéressaient pas. Si leurs visages avaient pu paraître effrayés à son apparition, c'est que Meï les avait déjà combattu une fois. Deux petits canailles sans importance, Meï se souvenait d'eux. Ils tentaient d'infiltrer des labos il y a quelques mois. Elle les avait mis dehors sans problème. Ils étaient si faibles qu'on n'avait pas jugé bon de les arrêter, et on les avait laisser partir. A leur mine apeurée, ils avaient du se souvenir de leur dernière rencontre avec Meï. Mais peu importe, il n'y avait aucun intérêt à les arrêter cette fois ci non plus. Elle s'intéressait plutôt à l'autre, la femme. Elle ne l'avait jamais vu. Elle avait donc plus de raisons de l'arrêter.
Il faut savoir que Meï n'était pas le genre à prendre du plaisir à arrêter les gens, à les blesser, à se battre. C'était pour arrêter de faire du mal aux autres qu'elle s'était laissé aller au main des forces de l'ordre. Mais bien sûr, ils lui avaient menti, et s'étaient servis d'elle pour faire tout le contraire de ce qu'elle aurait souhaité. Mais cependant, elle n'était pas devenue sadique, ou le genre de personne qui adore se battre. Elle se battait parce que c'était son devoir. Si elle comptait arrêter cette femme, c'était parce que c'était son devoir. Son devoir, il n'y a que ça qui compte.


- « If you fais a step, I'll pull on the gachette! »

Meï ne prêta pas d'attention à cet étrange langage. La femme avait dégainé une arme. Meï avait aussi sortit la sienne. La rebel la tenait droit devant elle, prête à tirer. Meï gardait le bras relâché. Elle avait peur, elle était en détresse. Meï était tranquille et assurée. Elle reculait. Meï avançait. Elle semblait terrorisé. Meï était en position de force. Une ambiance quasi animale se faisait sentir dans la ruelle. Meï semblait être le lion qui traque la gazelle. Une pauvre petite proie qui n'a nulle part où aller.
Car rapidement à force de pas hésitants en arrière, la rebel se cogna contre le mur de briques de l'impasse. C'était une proie très facile. En plus, Meï avait le soleil à son avantage, il éclairait et aveuglait complètement la rebel, qui ne devait rien voir du tout, ou presque. C'était vraiment trop facile. Meï toisait son ennemie de son regard froid et inexpressif. A force de s'avancer, Meï était toute proche d'elle. La femme tenait son arme fermement, mais elle n'allait pas tirer. Elle avait trop peur. Cela se sentait. Meï la regarda, elle la trouva très étrange. Un look particulier, les cheveux bleus verts, et des tatouages partout. Elle était jeune. Mais après tout, tous les rebels étaient jeunes, c'était à peu près tous des anciens pensionnaires de Shiinu.
Meï leva son bras, posa le doigt sur la gâchette. Les deux femmes se regardaient dans les yeux. Meï ajusta son tir. Tirer sans tuer. Viser l'épaule pour déstabiliser. En joue. Feu.


PAN.

Meï étouffe un cri de douleur. Tout s'est passé si vite. Une balle maladroite a frôlé sa hanche avant de venir se planter de le mur. Elle saigne. La douleur est très forte. Meï se retourne. Dans la rue, un des hommes qui était parti tout à l'heure tient un pistolet dans ses mains. Il est revenu.

"-C'EST POUR MA SOEUR, SALOPE !" hurle t-il.

Mais il ne fuit pas assez vite. Meï change la trajectoire du Gun 14, et lui tire une balle en retour. Il la reçoit en plein ventre, titube, puis s'écroule. Meï souffre, et s'énerve. Elle se retourne un quart de seconde, mais l'autre a disparu. Tenant sa plaie ouverte d'une main, Meï regarde autour d'elle. Merde. Où est la femme ?
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MessageSujet: Re: Arrestation [Pv tanaranth] Ven 15 Avr - 22:18

    Tout se passa si vite. Une balle tirée, une seconde. Tanaranth en profita pour se cacher. La rousse semblait être furieuse et pourtant, aucune émotion n'émanait de cette jeune femme mystérieuse.

    Est-elle humaine ? Lui ont-ils lavé le cerveau ? Est-ce normal qu'elle soit si jeune ? Pourquoi au juste elle s'attaque à moi ? Qui suis-je ? Est-ce que Tanaranth est mon vrai nom ? Je suis perdue. Je suis totalement perdue. Que faire ? Que décider ? Je. Je. Je. Je ne sais pas. Je suis dans l'ignorance totale. Je suis perdue, totalement perdue, je ne sais que faire, que décider, je ne sais rien, je suis dans l'ignorance.

    Les réflexions de Tanaranth étaient de plus en plus tordues. Les réflexions de Tanaranth étaient de plus en plus perdues. Tanaranth était de plus en plus perdue donc de plus en plus tordue. Tanaranth n'était plus Tanaranth.
    Tellement absorbée par ses conjectures, elle ne regardait même plus ce qui se passait exactement, lorsqu'elle se rendit compte qu'elle avait un avantage : la rousse ne savait plus du tout où le spectre se trouvait. La jeune fille se mit donc à combattre violemment. Elle fit une balayette à son ennemie qui tomba sur le sol puis posa son pied sur le ventre de la rousse en pointant son arme directement dans la tête lorsqu'elle le remarqua. Son adversaire saignait.


    Sang. Blessure. Torture. Sang. Sang. Sang. Sang. Blessures. Tortures. Prison. Murs. Froid. Larmes. Douleur. Douleur.

    Tanaranth lâcha brusquement son arme qui tomba sur le sol et tira trois balles suite au choc avec les pavés froids de la ruelle. Une des trois balles partit droit dans la tête de Tanaranth, tandis qu'une autre atterrit dans son cou. Aucun sang ne coula de la plaie causée par la balle. Il y eu juste un craquement, comme si l'on avait entaillé une statue. Au lieu de rester plantées dans leurs plaies, les balles retombèrent sur le sol comme de vulgaires balles en mousse.
    Tanaranth se remémora tout à coup de toutes les tortures qu'elle avait pu subir. Toutes ces affreuses tortures. Elle reculait petit à petit puis tomba sur le sol et prit sa tête entre ses mains.


    Elle va en profiter pour m'enfermer. Je vais mourir une troisième fois. Mourir deux fois n'est donc pas assez pour ces monstres ? Suis-je bien placée pour les traiter de monstres ? Je suis affreuse. Je suis un monstre, tout est de ma faute. Ils vont me punir pour être un monstre. C'est normal, les monstres incarnent la difformité et la difformité est affreuse.

‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗


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MessageSujet: Re: Arrestation [Pv tanaranth] Jeu 21 Avr - 19:03

Meï se rendit compte qu'elle n'aurait peut être pas du s'attaquer seule à ces rebels. Pourtant un jour, elle était venue à bout à elle seule d'une dizaine de membre d'un coup sans problèmes particuliers, mais cette fois ci, elle n'avait pas été assez attentive, pas assez rapide. Après s'être faite tirée dessus, Meï fut immédiatement projeté au sol par une balayette bien calculée de son autre ennemie. Comment avait-elle pu ne pas la voir venir ? Elle savait pourtant anticiper les coups, d'habitude. Le choc entre le sol et son crâne fut rude, mais ne la fit pas pour autant lâcher son arme.
Allongée sur le sol, elle sentait le sang sur sa hanche droite imprégner sa chemise blanche d'une tâche rouge qui grandissait à chaque seconde. Meï ressentait la douleur. Sa robotisation n'y avait rien changé, son corps souffrait comme avant de cette plaie ouverte. Elle sentait comme un feu ardent qui la brûlait jusque au bout de ses membres. La blessure était peut être assez superficielle, mais un humain standard aurait déjà prier qu'on vienne le tuer plutôt qu'il continue à ressentir ça. Mais désormais, Meï-K savait faire abstraction de la douleur. Et malgré cette affreuse sensation qui la rongeait, elle restait de marbre, concentrée, prête à agir. "La douleur c'est pour les faibles " , , comme disait Mr Hellins. Mais son ennemie la maintenait à terre en écrasant son ventre avec son pied, et en la menaçant de son arme. Meï plongea ses yeux bleus dans ceux de son adversaire. C'était une personne si frêle et pourtant si puissante. Elle n'avait pas l'habitude d'affronter quelqu'un comme elle. Elle était étrange. Déjà, physiquement parlant, c'était une jeune femme aux cheveux verts, des tatouages étranges plein le visage. Et surtout, un air complètement tétanisé et terrifié, avec à la fois un air violent de tueuse. Alors que son pistolet menaçait le visage de Meï, elle sentit que la main de son ennemie se mettait à trembler. Le pied qui retenait fermement la se relâcha un peu. Meï profita de cet instant propice pour rouler sur le côté et se relever en une seconde. Pendant ce temps, son ennemie avait tiré trois balles maladroites dans la précipitation, qui ricochèrent sur le pavé, en direction de leur propre tireur. Mais au lieu de la tuer sur le coup, les balles écorchèrent son cou et son visage, et rebondirent sur elle, avant de tomber par terre comme si elles étaient en mousse. Meï assista à cette scène à quelques mètres d'elle les yeux écarquillés. De surprise, et d'horreur. Il lui sembla même qu'à l'impact des balles, la peau de la femme se fissura légèrement. Pas de sang. Pas de blessure, rien. Elle n'était pas humaine. Cela dit, Meï non plus.
Étrangement, son adversaire sembla terrifiée par l'incident qui venait de se produire et, plongeant sa tête dans ses mains, elle recula de quelques pas dans la ruelle. Meï comprit qu'il ne servirait à rien de lui tirer dessus, et elle remit immédiatement son arme à la ceinture. La femme ne regardait pas ce qui se passait, ce qui était un avantage considérable pour elle. Puis l'instant d'une seconde, une pulsion la traversa. Elle ressenti le besoin de se transformer dans sa forme hybride. Mais les paroles du professeur Urato lui revinrent en tête, et décida de s'attaquer physiquement à la rebelle. Elle sauta derrière elle, pris appui sur sa jambe droite, et d'un coup maîtrisé, frappa avec sa jambe gauche le dos de son ennemie avec une extrême violence. Immédiatement, la fille aux cheveux verts tomba sur le ventre et alla se fracasser contre le pavé de la ruelle. Meï se jeta alors sur elle et la maintient au sol grâce au poids de son corps, lui tenant les poignets d'une main, prête à lui passer les menottes. Mais au dernier moment, une sorte de remord l'envahit. "Remord". Un mot qu'elle ne connaissait pourtant pas.
Elle repensa au regard de la fille tout à l'heure. Maintenant la situation était inversée. La tête écrasée sur le pavé, Meï ne voyait pas son visage, mais elle imaginait qu'elle devait souffrir. Mais pourquoi se posait-elle subitement cette question ? Ça ne lui ressemblait pas. C'était un étrange sentiment sur lequel elle ne pouvait pas mettre de mot. Elle avait souvent arrêté des rebels de cette façon. Mais cette fois ci, cela lui semblait différent. Et encore une fois, elle eu un instant d'inattention.
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MessageSujet: Re: Arrestation [Pv tanaranth] Jeu 21 Avr - 21:55

    Le choc de sa tête contre le sol fut terrible. Elle avait l'impression de sentir la douleur émanant des blessures des balles qu'elles avaient reçues. Tanaranth regardait les pavés qui étaient sur le sol, froid et humide. Dans son dos, elle sentait la pression qu'exerçait sur elle la rousse. La situation avait changé, la dominante était la dominée et vice versa. Qu'avait-elle fait pour qu'un changement de situation opère si facilement ? Elle ne savait pas vraiment à vrai dire. Elle essayait de se débattre, mais c'était impossible. L'autre était beaucoup trop forte. C'était fini, elle allait y retourner. Elle allait retourner là-bas, là d'où on ne revient qu'une seule fois et encore, elle avait été chanceuse en pouvant s'enfuir. Elle allait y retourner. Y retourner à jamais, ne plus jamais revoir ses amis, même si elle n'avait que Yuu. A jamais. A tout jamais. N'était-ce pas triste que son histoire se finisse ainsi ? Sûrement.

    C'est fini. 'Game over'. J'ai tout perdu, plus rien ne sera comme avant. A moins qu'avant soit... J'ai perdu. Je suis perdue. Je vais retourner là-bas. Je ne veux pas. Personne ne veut y retourner, même le plus masochiste des hommes. Que veut-dire masochiste au juste ? Devrais-je aller regarder dans un dictionnaire ? De toute façon, je ne peux pas. Je ne peux plus. Je ne pourrais jamais plus regarder dans un dictionnaire. Je ne suis plus libre, je vais y retourner, être emprisonnée à nouveau. Et puis, à quoi cela sert d'étendre mon vocabulaire français si je ne pourrais plus m'en servir ? Je suis condamnée maintenant. Je ne suis plus libre. Je ne suis plus propriétaire de mon corps. Si j'avais su, je ne serais pas sortie de la pension ce matin, je n'aurais pas informé ces deux Rebels, je serais partie en courant à l'arrivée de la rousse. Mais je ne l'ai pas fait, j'ai préféré rester ici. Comme une imbécile. Être restée m'a coûté très cher. Beaucoup trop cher à mon goût...

    Tout à coup, la pression qu'exerçait la rousse sur elle disparut. Tanaranth retourna la tête et vit que la membre des Forces de l'Ordre avait le regard dans le vide. Le spectre en profita pour s'extraire de son piège. Elle regarda la rousse qui semblait ne pas s'être rendue compte, puis partit en courant tout en ramassant son arme au passage et sans se retourner.

    J'ai réussi... Je me suis échappée. Je suis libre. Libre. Libre. Totalement libre. Totalement libre. Totalement libre. Totalement libre...

    Spoiler:
     

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Arrestation [Pv tanaranth]

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